Violences anti-Roms : ne rien dire, c’est être complice
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Alors que l’Île-de-France est le théâtre depuis plusieurs jours d’une vague de violences anti-Roms alimentées par des rumeurs d’extrême-droite, l’ensemble des élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale au Conseil régional condamnent avec la plus grande fermeté ces actes racistes et apportent tout leur soutien et solidarité aux personnes victimes de ce climat de terreur, qu’elles aient subi des violences physiques, reçu des menaces verbales ou qu’elles vivent dans la peur de sortir de chez elle.

“Personne ne doit vivre dans la terreur de subir des violences ou de se faire discriminer,” a exprimé Mohamed Mechmache.

Le groupe AES exhorte l’ensemble des pouvoirs publics à agir pour faire cesser au plus vite ce climat honteux, protéger les personnes concernées et garantir le retour au calme pour permettre à la justice de faire son travail sereinement.

 

Pour le groupe, ces expéditions punitives prennent racine dans une société où stigmatisations et discriminations sont en augmentation, notamment contre cette communauté, sans que les pouvoirs publics ne prennent leur part de responsabilité. L’accueil de ces populations est insuffisant en Île-de-France et les Maires qui y participent sont trop peu nombreux-ses. De même, la condamnation de ces actes violents reste trop faible et certain-es responsables politiques – de plus en plus nombreux – se taisent, voire complaisent à tomber dans les pièges de la stigmatisation raciste, à l’égard de populations en particulier.

 

“En tant que conseillère régionale, le silence de la Présidente de région me stupéfait, s’exclame Bénédicte Monville. Ce n’est pas la première fois que Valérie Pécresse fait preuve de lâcheté sur de tels sujets par petits calculs politiciens. D’habitude si prompte à exploiter les faits divers, Valérie Pécresse n’avait pas eu un mot en 2016 pour dénoncer l’incendie d’un centre d’accueil pour personnes sans-abri dans le XVIe arrondissement à Paris ou sur les manifestations contre l’implantation d’un centre d’accueil pour réfugié-es à Forges-les-Bains en Essonne.”  

 

“Valérie Pécresse s’est rendue coupable dès son arrivée de mener une politique anti-Roms, en supprimant avec le soutien du FN les dispositifs d’aide à la résorption des bidonvilles en Île-de-France, d’accès aux droits des plus précaires, rappelle Fanélie Carrey-Conte. C’est indigne de la part d’une région riche comme la nôtre, surtout au vu des sommes limitées que représentaient ces aides dans le budget global du Conseil régional. La Région doit revenir à une politique de lutte contre l’exclusion et les discriminations anti-Roms. Face au rejet, à la haine et à la violence, nous voulons répondre par plus de justice et d’entraide.”

 

Communiqué de presse du groupe Alternative écologiste et sociale, au conseil régional d’Ile-de-France