Petite Ceinture ferroviaire : nous ne voulons pas d’un centre commercial à ciel ouvert !
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La rentrée 2018 s’est fait sous le signe du climat. La météo de l’été, qui a oscillé entre canicules, pluies diluviennes, orages et feux de forêt, nous aura tou.te.s fait sentir que le dérèglement climatique n’est plus simplement le problème des générations futures.

La démission fracassante de Nicolas Hulot du gouvernement, fustigeant les lobbies, leur présence à tous les étages du pouvoir et la politique des trop petits pas et du “en même temps”, nous oblige à repenser notre modèle de vie et vite !

Mais aussi le World cleanup Day et ses mobilisations partout à travers le monde, la première journée sans voiture conjointe entre Paris et Bruxelles …

La protection de notre environnement est devenue une priorité pour beaucoup de citoyen.ne.s et les pouvoirs publics en ont une responsabilité majeure. C’est à ce titre que depuis 2014 que Paris s’est engagée pour une ville 0 carbone en 2050 ou encore à faire le pari de la biodiversité. Même la parution prochaine de l’ouvrage d’Anne Hidalgo témoigne de ce rôle endossé de “maire écolo”. Mais à Paris comme ailleurs, il faut en finir avec cette stratégie du “en même temps” qui trop souvent se résume à une écologie de façade.

Le vote sur l’avenir de la Petite Ceinture ferroviaire qui aura lieu au prochain Conseil en est un exemple criant. D’un côté, on travaille à rendre plus accessible aux Parisien.ne.s en manque de nature, cet espace vert préservé et riche de biodiversité. Mais de l’autre, on pense attractivité et rentabilité … On nous annonce que le futur projet aura “pour objet principal la mise en valeur économique des bâtiments et des sites désignés”, que la superficie totale du bâti passera de 10.400 m² à 16.500 m² environ !

L’aire de respiration, la réserve de biodiversité, la promenade naturelle qu’est aujourd’hui la Petite Ceinture risque de devenir un haut lieu des cocktails à 20€ pour quelques Parisien.ne.s fortuné.e.s. La rentabilité n’est pas compatible avec l’écologie, et c’est pour cela que nous nous opposerons à ce projet.

David Belliard, président du groupe écologiste de Paris