Non à BiodiversiTerre : La nature n’est pas jetable !
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Lors du dernier conseil de Paris nous émettions le vœu pour que Paris cesse tout partenariat avec les pollueurs. Par ce vœu, nous réclamions un changement radical de modèle afin de marquer et d’affirmer, même dans des partenariats d’image, l’engagement de décarboner Paris et de lutter contre les pollutions et le dérèglement climatique. Avec la renonciation de Total à devenir partenaire de la ville pour les JO, la maire de Paris a amorcé cette démarche. Pourtant, sur la Place de la république, une opération « biodiversité cosmétique, prête à consommer, prête à jeter » va avoir lieu le week-end du 21 juin. L’événement Biodiversiterre est une opération de « Greenwashing ». La nature n’est pas jetable ! Les élu.e.s écologistes ont dénoncé cet événement et continueront à s’y opposer. Ils appellent Anne Hidalgo, maire de Paris, à respecter ses engagements en faveur du climat et de la biodiversité et à ne pas programmer une 4e édition de BiodiversiTerre.

“Alors que l’élevage de bétail dans le monde est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre et donc d’une part importante du dérèglement climatique, les principaux sponsors de l’opération sont “Laviande”, Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes et l’Interfel qui regroupe les filières de production, coopération, expédition, importation et exportation des fruits et légumes loin de l’économie circulaire, des circuits-courts et du respect de la saisonnalité des fruits et légumes chère au plan d’alimentation de la Ville de Paris. Autre surprise parmi les sponsors, l’industriel Renault dont un rapport d’expertise révèle l’inefficacité de ces systèmes anti-pollution et l’utilisation d’une stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution. Accueillir, soutenir et financer une opération de greenwashing, coûteuse en carbone et pour les finances de la ville, uniquement pour quelques belles photos, n’est plus à l’ordre du jour. Les actions durables, sobres et proches de nos quartiers doivent prévaloir !”

 

David Belliard, président du groupe écologiste de Paris